Psychiatrique

Psychiatrique n’est pas un livre comme les autres. N’agit t’il pas d’entrer dans la folie du personnage et de rompre avec les liens d’un occident décadent comme l’écrit Rodore : « je ne suis pas un occidental, ma tension détachée élève mon corps et mon esprit sur des sommets orientaux ». La pensée du poète s’articule autour de la notion d’ABSOLU, orthographiée avec une majuscule. Que veut il dire au juste ? Que la vie et la mort n’ont plus d’impact sur lui. Il a dépassé, semble t’il ces notions. Comme si le tambour des profondeurs l’exaltait vers un monde vers un monde qui dépasse nos préoccupations terrestres. « je sacre l’oubli et l’ignorance », écrit-il. Qu‘est ce à dire encore ? Qu’ils sacralisent toutes notions de connaissances et d’émotions pour les transcender ? Confession ou fiction, l’auteur nous laisse le choix. Derrière l’apparence des êtres et des sentiments, il y a à ses yeux un autre niveau qui mérite d’être exploré par le dépassement de soi. Confession ou fiction lorsque Rodore écrit « J’ai détruit mon esprit pour gagner la folie » ? Avons-nous parfois nous-même traversé ou connu pareille expérience ? La folie est-elle parfois un but pour oublier le pire ? Une catharsis salvatrice ? L’auteur tente par un travail d’introspection de déterminer, « sur le long chemin des folies », les sentiments qui l’animent, partagé entre envie de vivre et d’action et renoncement aux tumultes du monde.

Préface d'André Bonet (président du CML) 2012.

Prix : 10 euros